Le juin le plus chaud jamais enregistré en Europe fait des dizaines de morts
La France bat son record national de température moyenne ; le Royaume-Uni émet une alerte rouge ; les prix de l'électricité bondissent de 29 % ; risque de dégâts sur les cultures du sud de l'Europe
Résumé
L'Europe est entrée dans une deuxième vague de chaleur plus intense à partir du 22 juin 2026, battant des records nationaux en France, Royaume-Uni, Espagne et Allemagne simultanément. La France a enregistré une température nationale moyenne de 29,8°C le 23 juin, la plus haute jamais mesurée dans le pays, avec au moins une commune dépassant 44°C ; 48 personnes se sont noyées pour fuir la chaleur et 18 autres sont décédées de causes associées. Le Royaume-Uni a enregistré 35,7°C au sud de Londres le 25 juin ; les autorités sanitaires ont émis seulement leur deuxième alerte de canicule rouge de l'histoire. La canicule coïncide avec le choc énergétique de la guerre en Iran : les prix du gaz pèsent déjà sur les réseaux européens, et les prix de l'électricité au lendemain ont bondi de 29 % lors des pics de demande de climatisation.
La fracture
Le gouvernement français met en avant la préparation opérationnelle, fermetures d'établissements, plans d'hydratation, protocoles hospitaliers, tirée du désastre d'août 2003 qui avait tué environ 80 000 personnes en Europe. Euronews et l'Agence européenne pour l'environnement soulignent la vulnérabilité structurelle : en Espagne et en Italie, la production thermique censée compenser la baisse nucléaire et éolienne est elle-même contrainte par les températures des cours d'eau pour le refroidissement. Fortune et les économistes modélisent l'épisode comme une accélération de l'érosion à long terme du PIB, plus de 600 milliards avant 2030, principalement dans le sud de l'Europe.
Chiffres clés
- 29,8°C, température nationale moyenne la plus haute jamais enregistrée en France (23 juin 2026).
- 44°C, pic local dans une commune française (23 juin).
- 35,7°C, journée de juin la plus chaude au Royaume-Uni (sud de Londres, 25 juin).
- 48+, noyades en France depuis le 18 juin ; 18+ décès supplémentaires liés à la chaleur.
- 845, collèges et écoles fermés en France ; 1 800+ aux horaires aménagés.
- 29 %, hausse des prix de l'électricité spot européens lors des pics de chaleur.
- 600 Md$+, pertes économiques européennes projetées dues à la chaleur d'ici 2030.
Pourquoi c'est important
La canicule constitue un choc composé s'ajoutant à la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre en Iran. Les dégâts sur les cultures du sud de l'Europe pourraient alimenter les prix alimentaires mondiaux, déjà élevés en raison de la disruption du détroit d'Ormuz. L'ampleur de l'événement, comparable à la vague de 16 jours de 2003, et son timing en juin plutôt qu'en août suggèrent que le pire de l'été est peut-être encore à venir.
À surveiller
- L'émergence éventuelle d'un troisième épisode de chaleur en juillet (prévisions saisonnières de Météo-France).
- Les révisions de rendements du blé et du tournesol par le service MARS de l'UE.
- Les annonces sur la fiabilité des réseaux de RTE (France), National Grid (RU) et Red Eléctrica (Espagne).
- L'éventualité d'interventions d'urgence sur les marchés de l'énergie similaires à 2022.